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Le réaménagement du centre-ville d'Auray regorge de surprises et de rebondissements... Après la découverte d'une grenade datant de la Seconde Guerre mondiale en octobre dernier, place de la République, voilà qu'un puits du XIXe siècle a été découvert place de la Pompe.

 

« Lundi matin, Christophe Garreta, architecte des Bâtiments de France est venu sur site constater l'existence de ce puits datant de 1840, a indiqué Jean-Yves Mahéo, adjoint en charge des travaux. Il a été décidé de le boucher temporairement, et on avisera la semaine prochaine. L'avancement des travaux n'est pour le moment pas impacté ».

Puits le plus grand d'Auray

Le puits en question est selon Pierre Robino, ancien président de la Société d'histoire et d'archéologie du Pays d'Auray, « le plus grand d'Auray, d'où l'appellation « Place de la pompe «. En janvier 1620, la communauté de ville était autorisée à lever un octroi d'un sol pour pot-de-vin afin de réaliser des travaux. Il est alors question d'une pompe et d'un abreuvoir jugés nécessaires sur la grande place ». S'agit-il du puits redécouvert au cours des travaux ? « Très possible, répond Pierre Robino, mais il y avait aussi un autre puits public sur la grande place, le puits du Pilori ».

Un étang à cet endroit ?

Dans sa chronique d'Auray, le feu historien rennais Etienne Bataille écrit, en 1992 : « Un puits existait à l'extrémité ouest de la place, vers la rue du Sablen (actuelle rue Barré), proche des anciennes prisons. Débordant l'hiver, il créait à cet emplacement une mare permanente engorgeant la basse-fosse des prisons. Il devait encore exister au siècle dernier à cet emplacement, qui porta aussi le nom de place de la Pompe. Les anciens d'Auray disaient qu'il y avait autrefois un étang à cet endroit ». D'une profondeur de 4,50 mètres et d'un diamètre d'1m70, l'ouvrage dans lequel réside encore de l'eau à moitié, semble bien y correspondre. Affaire à suivre donc...


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